lundi 1 août 2011

Verdon

Nous avons profité des températures estivales plutôt en dessous des normales saisonnières pour partir en week-end escalade dans les Gorges du Verdon et vous récupérer quelques topos-guides du Verdon édition 2010. Ca sera également la première expérience dans le Verdon en grande voie pour mon ami Jean-Marc !



Au programme, poursuite de mes explorations des nouvelles voies du mythique canyon du Verdon. Certes depuis 1963, date des premiers pas par les courageux alpinistes niçois de l’époque, les itinéraires ne manquent pas, cependant le renouveau de l’escalade dans le Verdon initié la dernière décennie n’est pas pour nous déplaire. On ne répétera assez jamais, dans les gorges, méfiez-vous des cotations... et de l’équipement ! L’escalade dans le canyon reste une expérience unique, fruit d’une ambiance exceptionnelle due à l’engagement des voies. A ce titre, Bernard Vaucher vous propose de remonter le temps à travers l’histoire des « Fous du Verdon », aux éditions Guérin.


Cela étant, nous ne saurons que trop vous conseiller de vous orienter vers les très belles voies d’escalade ouvertes par Pascal Faudou, pour en avoir parcourues quelques une depuis le début de l’année je n’ai pas été déçu une seule fois ! Il y a également la désormais quasi classique « Pas de prélude pour Hervé » de Marc Obstetar, Lionel Catsoyannis et les stagiaires de l'UF2 de Chalain qui ont également sévi dans le même esprit au Gatelas avec « Adieu Zidane » et « Hissage Nocturne ». Déjà le rocher y est encore presque comme neuf, le style un peu plus classique et abordable, sans parler des cotations qui se rapprochent peut être un peu plus de la norme...


Toutes ces voies sont dans la version 2010 du topo-guide du Verdon ! Pour le coup et avoir eu les précédentes, voilà un ouvrage de qualité : les petits détails ajoutés comme l’index des voies, les cartes de situation des belvédères et secteurs et surtout la correction des erreurs qui en avait terni la réputation en font l’édition de la maturité ! Le travail des grimpeurs se succédant depuis 1983 au sein du club local Lei Lagramusas est enfin valorisé et ils peuvent poursuivre sereinement l'oeuvre initiée : favoriser l'équipement et le rééquipement, réaliser et éditer les topos, harmoniser les rapports entre tous les acteurs des lieux : Municipalité, ONF, LPO, Parc Naturel Régional, EDF, Chasseurs, Pêcheurs, Propriétaires privés.


Nous avons opté pour « Les deux doigts dans le nez » samedi, confiant vis-à-vis de la météo annoncée nous avons pris notre temps le matin avec une petite visite au Perroquet Vert pour récupérer notre commande de topo-guides du Verdon, le café au Bar de la place, etc... Pas de bol dans le premier rappel la corde fait un tour mort sur un arbuste, une sympathique cordée Israélienne nous la détachera au passage. On prend encore notre temps au pied de la voie pour pique-niquer et attaquons à grimper assez tard finalement. La voie est très classe, ça grimpe du tonnerre, on va dire du 6a+ bien technique voire un peu de 6b par ci par là à mon goût comme le cotait Pascal Faudou à l’ouverture ! Tonnerre, vous avez dit tonnerre ? En arrivant au sommet j’ai la confirmation que cette fois-ci ce n’étaient pas des exercices de tir du camp militaire de Canjuers mais bel et bien un orage cataclysmique qui nous arrivait dessus. Pour Jean-Marc, la dernière longueur sera un mélange de speed climbing et de treuillage, nécessité faisant loi ! Heureusement, son camion nous attend au belvédère pour nous fournir un confort que je ne connaissais plus après mes derniers WE sous la pluie en tente 2 places à Ailefroide... Le soleil fini par revenir et nous avons passé une bonne soirée de bivouac finalement !


Le dimanche, no-stress, grasse matinée, petit déjeuner au bivouac et café à la Palud sur Verdon le temps de choisir une voie courte, « Le saut de l’homme », tout en relevant quelques emails... Choix judicieux car cette fois-ci on est prévenu : ce soir orage ! Pour ce qui est de la grimpe, attention, cette petite voie sans prétention n’est pas à prendre à la légère. Le plus surprenant au final est la première longueur (tracé topo) qui saute un relais et qui est globalement annoncé 5b+, il y a un pas sur la fin qui a également laissé quelques sueurs froides à une cordée d’allemand de bon grimpeurs initialement partie dans « Les filles sales du métier »... Ensuite le grand 6a est magnifique et plus franc, ça grimpe d’en bas jusqu’en haut et c’est beau ! Bref on a eu le temps de casse crouter au sommet du belvédère de la Carelle avant que les premières goutes sonnent le glas du retour de week-end.


Donc vous désirez partir dans le Verdon, il vous faut :

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